ondée


ondée

ondée [ ɔ̃de ] n. f.
XIIIe; « flot » XIIe; de onde
Pluie soudaine et de peu de durée. Être surpris par une ondée. averse. Elle « lâcha son ombrelle, recevant l'ondée » (Zola).

ondée nom féminin (de onde) Pluie soudaine et courte ; averse. ● ondée (homonymes) nom féminin (de onde) ondé adjectifondée (synonymes) nom féminin (de onde) Pluie soudaine et courte ; averse.
Synonymes :
- giboulée
ondé, ondée adjectif Qui forme, présente des sinuosités. Se dit d'un bois dont le fil présente de légères ondulations régulières, anomalie appréciée pour le tranchage. Se dit d'une pièce héraldique aux bords découpés en sinuosités alternativement concaves et convexes. ● ondé, ondée (homonymes) adjectif ondée nom fémininondé, ondée (synonymes) adjectif Qui forme, présente des sinuosités.
Synonymes :
- frisé
- ondulé

ondée
n. f. Pluie subite et de courte durée. Syn. averse.

⇒ONDÉE, subst. fém.
Pluie soudaine et peu durable. Synon. usuel averse. Brusque, grosse, petite ondée; ondée et giboulées de mars; laisser passer, recevoir une ondée. La sourde crépitation de l'ondée sur le plomb de ma mansarde, couvre le petit bruit de ma plume sur mon papier (AMIEL, Journal, 1866, p.250). Le temps n'était pas à la flânerie: ondées, coups de vent. Je me suis promené quand même (DUHAMEL, Journal Salav., 1927, p.56).
P. anal. ou au fig., littér. Phénomène qui apparaît soudainement et demeure passager. Une ondée de soleil, de lumière. Une ondée de rayons me ruisselle au visage (GENEVOIX, Seuil guitounes, 1918, p.242).
♦[En parlant de sensations, de sentiments] Chaque fois qu'un trait de ce visage jetait en Alban une ondée de trouble, il y avait une ondée de gravité, venue de plus loin, de plus profond, (...) et qui couvrait l'autre et la détruisait (MONTHERL., Songe, 1922, p.18):
♦ Parfois, lorsque nous étions seuls ensemble quelques minutes, et qu'elle bougeait, que ses pieds marchaient vers moi, qu'elle respirait, que je la sentais vivante, l'ondée fiévreuse du désir courait dans mes veines, et il me fallait détourner mes yeux qui lui auraient fait peur.
BOURGET, Disciple, 1889, p.151.
Vx. Une ondée de coups. Une grêle, une volée de coups. (Dict. XIXe et XXe s.).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1200 undeie de ploge «chute brutale de pluie» (Li Dialoge Gregoire le Pape, éd. W. Foerster, 101, 9); 2. p. ext. 1204 «tout ce qui tombe sur quelqu'un» (RENCLUS DE MOLLIENS, Li Romans de Carité, éd. A. G. Van Hamel, 158, 8); spéc. 1671 ondée de coups (MOLIÈRE, Fourberies de Scapin, III, 2). Dér. de onde; suff. -ée (). Fréq. abs. littér.:150.

ondée [ɔ̃de] n. f.
ÉTYM. XIIIe; « flot », XIIe; de onde.
1 Pluie soudaine et de peu de durée. || Ondées et giboulées de mars (→ Bourrasque, cit. 6). || Larges gouttes (cit. 10) de l'ondée. || Brusques ondées (→ Diluvien, cit. 2). || Petite ondée (→ Enchantement, cit. 6). || Grosse ondée. Averse. || Ondée apportée par le vent ( Grain). || Être surpris par une ondée, laisser passer l'ondée (→ Côte, cit. 8).Vx. || « Une ondée de pluie » (Descartes, Météores, 7).
1 Ils avaient beau marcher lentement tous deux, même sous l'arrosage des ondées qui font courir, le bout de la rue était tout de suite atteint (…)
Loti, Matelot, XXXIV.
2 (…) Nana qui s'était accroupie dans la boue, lâcha son ombrelle, recevant l'ondée. Elle cueillait des fraises, les mains trempées, parmi les feuilles.
Zola, Nana, VI.
2 Fig., vx. || Une ondée de coups de bâton (cit. 13, Molière).

Encyclopédie Universelle. 2012.